Les enfants, principalement les filles dans le monde et en particulier en Afrique continuent d’être victimes d’inégalités, d’exclusion, de discriminations et d’abus. Déscolarisation, excisions, exploitation, mariages forcés et grossesses précoces…
ces inégalités de droits les empêchent de sortir de la pauvreté et de devenir des femmes libres.
Les droits des filles sont bafoués et beaucoup se voient refuser :
  1. le droit de participer activement et de manière égalitaire dans la société
  2. le droit de prendre les décisions qui concernent leur corps et leur futur
  3. le droit à la justice et à des opportunités égalitaires
  4. le droit à la protection contre les violences liées au genre

Certaines de ces discriminations ont des conséquences particulièrement graves sur le développement des filles. Beaucoup d’entre elles vont d’ailleurs à l’encontre de la Convention Internationale des Droits des Enfants de 1989, ratifiée par la plupart des pays du monde, comme par exemple l’exploitation et l’esclavage, le travail infantile, les violences sexuelles et les mariages forcés et précoces.

CAUSES DES INÉGALITÉS ET DISCRIMINATIONS DONT LES ENFANTS, SURTOUT FILLES SONT VICTIMES

La pauvreté et la place traditionnelle des filles et des femmes – Dans les pays en développement, les parents sont parfois dans une situation économique si précaire qu’ils sont obligés d’avoir recours à des pratiques néfastes pour leurs enfants : mariages forcés et précoces, travail infantile, déscolarisation, etc. Dans certaines sociétés, les filles sont considérées comme un fardeau, ce sont les premières à être victimes de ces inégalités et discriminations, devant leurs frères.​

L’ignorance des lois et la méconnaissance des droits – Dans le monde, deux tiers des 750 millions d’adultes analphabètes sont des femmes. Dans les pays en développement, l’illettrisme des populations et le manque d’information de la part des gouvernements provoque des lacunes sur la connaissance des lois et des droits humains, des enfants et des filles. Les parents ne connaissent pas les risques que peuvent provoquer le travail infantile, un mariage forcé ou une grossesse précoce, et ne remettent pas en question les discriminations et les inégalités de genre liées aux traditions culturelles. Enfin, dans certains pays, les violations des droits et notamment celui des enfants et des filles sont si répandues et normalisées que les sanctions sont rares.

​​CONSÉQUENCES DES INÉGALITÉS ET DISCRIMINATIONS SUR LES FILLES

Mariages forcés et précoces – Chaque année, 12 millions de filles dans le monde sont mariées de force avant l’âge de 18 ans. Les mariages forcés et précoces maintiennent les filles dans un statut inférieur à celui de l’homme et ne leur permettent pas de faire des études et de sortir de la pauvreté. Il s’agit d’une situation injuste et d’un énorme potentiel perdu pour le développement des communautés et des pays.

Trafic, traite, exploitation et travail infantile – La pauvreté des familles oblige souvent les parents à envoyer leurs enfants travailler. Les filles étant considérées comme une charge, ce sont les premières à être exploitées. Certains parents sont obligés de vendre leur fille en tant qu’esclave domestique à une famille riche pour pouvoir survivre. Aujourd’hui dans le monde, 64 millions de filles de 5 à 17 ans sont astreintes au travail des enfants (ce chiffre n’intègre pas le travail au sein de la famille). 11,5 millions sont réduites au statut d’esclaves domestiques.

Violences et maltraitances – Les traditions, les mariages précoces, l’environnement de l’école et le travail domestique exposent les filles aux risques de maltraitance, aux violences physiques et morales, aux agressions et à l’exploitation sexuelle. Au moins 200 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui ont subi des mutilations génitales dans 30 pays et 120 millions de filles de moins de 20 ans ont été confrontées à une violence sexuelle.

Déscolarisation – Toutes les discriminations dont sont victimes les filles forment une barrière à leur éducation. 64 millions de filles entre 6 et 14 ans (UNESCO 2016) ne vont pas à l’école. De plus, les filles sont vulnérables aux violences au sein de l’école et sur le trajet pour se rendre à l’école, ce qui les dissuade, ou leurs parents, d’y aller.

Grossesses précoces – Les abus et violences sexuelles dont sont victimes les filles ainsi que les mariages forcés et précoces ont pour conséquence directe les grossesses précoces. Près de 16 millions de filles âgées de 15 à 19 ans mettent au monde des enfants chaque année. Une grossesse précoce a des conséquences dévastatrices non seulement pour la mère, mais aussi pour l’enfant. Chaque année, 70 000 adolescentes meurent des suites de complications de la grossesse et de l’accouchement ; c’est une des premières causes de décès des filles de 15 à 19 ans dans le monde.

Notre association a mise en place une structure d’accompagnement des filles mineurs avec enfant, victimes de viols et de violences sexuelles en République démocratique du Congo. Notre association prend en charge une fille de 15 ans avec enfant rejetée par sa famille pour avoir été victime des violences sexuelles par des éléments d’un groupe armé au Kasai dans le centre de la RDC.

Par vos dons, nous serons capables d’élargir notre action et prendre en charge d’autres enfants victimes qui sont rejetés par leurs familles pour diverses raisons: pauvreté, accusés des sorciers ou victimes de viol.